En avril 1943, Nakajima conçoit l'idée que le Japon aurait besoin d'un bombardier lourd à long rayon d'action. Il pense surtout à un avion qui partirait du Japon, irait bombarder des cibles aux Etats-Unis et irait se poser en France (alors occupée par les allemands). Le projet prend forme, et est appelé projet Z. Le constructeur prend comme base le bombardier américain Boeing B-29 Superfortress. A l'origine, Nakajima voulait utiliser 6 moteurs Nakajima Ha-54. Mais ces moteurs étaient peu fiables, et faute de temps pour les améliorer, les japonais montent 6 moteurs Nakajima NK11A. L'avion prend alors la désignation G10N Fugaku.
Le G10N avait un rayon d'action nettement supérieur à celui du B-29, et il avait une vitesse de 780 km/h, ce qui était impressionnant pour un avion à moteur. Le Fugaku était aussi assez bien armé, 4 canons de 20 mm. Un dans le nez, un à l'arrière et deux comme tourelle sur le dos de l'appareil. Enfin, cet aéronef pouvait transporter une grande quantité de bombes, 5000 kg pour les missions à longues distances.
Mais ce projet ne verra pas le jour, car l'armée nipponne préfère investir dans des appareils qu'elle juge important tel que le G8N Renzan. Le projet Z est trop coûteux. Lorsque le Japon signe la réédition, le Fugaku était en préparation avancée, et seul le prototype fut fabriqué.
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